Réseaux sociaux des TPE en 2026 : chiffres et étude Publiau

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Observatoire · Données françaises · Édition 2026
Ce que les grandes enquêtes mesurent — et ce qu’elles laissent encore dans l’ombre

Observatoire Publiau 2026 : ce que les données disent vraiment des réseaux sociaux des TPE et commerces locaux

Les réseaux sociaux sont devenus courants chez les petites entreprises françaises. Pourtant, être présent ne signifie ni publier régulièrement, ni savoir quoi produire, ni mesurer ce que cette présence rapporte. Publiau a croisé les dernières données françaises disponibles pour distinguer ce que l’on sait réellement, les écarts les plus intéressants et les questions que les études nationales ne mesurent pas encore.

France Num · 11 021 entreprises Afnic · près de 2 500 entreprises Focus hébergement-restauration Calculs Publiau clairement identifiés
Responsable d'un commerce local occupé qui doit aussi gérer sa présence sur les réseaux sociaux
Le paradoxe central

La présence sociale progresse plus vite que la capacité des petites entreprises à mesurer sa rentabilité.

Les chiffres à retenir

Deux entreprises sur trois ont au moins un compte social. Dans l’hébergement-restauration, c’est plus de quatre sur cinq.

Le Baromètre France Num 2025, réalisé auprès de 11 021 TPE et PME et représentatif de la population française selon la taille, le secteur et la région, indique que 66 % possèdent au moins un compte sur un réseau social. Dans l’hébergement-restauration, ce taux atteint 82 %.

Mais une autre enquête récente, celle de l’Afnic, fait apparaître le problème suivant : 44 % des dirigeants interrogés consacrent au moins une heure par jour à leur présence en ligne, alors que seulement 27 % jugent ce temps rentable et 39 % déclarent ne pas savoir l’évaluer.

66 %
TPE/PME avec un réseau social

France Num 2025, tous secteurs.

82 %
Hébergement-restauration

Présence sur au moins un réseau social.

44 %
≥ 1 h par jour

Temps consacré à la présence en ligne dans l’étude Afnic 2025.

39 %
ROI non évalué

Part des répondants Afnic ne sachant pas juger la rentabilité du temps investi.

Coffee shop représentant les petites entreprises locales très présentes sur les réseaux sociaux

Avant les chiffres : ce que cette étude est — et ce qu’elle n’est pas

Cette première édition de l’Observatoire Publiau est une analyse croisée de données existantes. Publiau n’a pas inventé un sondage de 500 commerces et ne présente pas les résultats d’autres organismes comme des données propriétaires.

Nous utilisons les sources récentes les plus utiles, puis nous réalisons certains calculs à partir de comparaisons effectuées au sein d’une même enquête. C’est notamment le cas des écarts entre l’hébergement-restauration et l’ensemble des TPE/PME dans France Num.

Source nationale France Num 2025

11 021 entreprises. Enquête Crédoc pour la Direction générale des Entreprises. Résultats représentatifs selon taille, secteur et région.

Source complémentaire Afnic 2025

Près de 2 500 microentreprises, TPE et PME ayant répondu dans le cadre du programme Réussir en .fr entre 2024 et 2025.

Terrain sectoriel Postine 2026-Q2

157 comptes Instagram publics de restaurants français, avec analyse des 12 derniers posts de chaque compte.

Benchmark international Buffer

Plus de 100 000 utilisateurs pour l’étude sur la régularité. Utile pour le contexte, mais pas représentatif des commerces français.

Règle méthodologique Publiau

Nous n’additionnons pas les échantillons, nous ne calculons pas de « moyenne générale » entre France Num et l’Afnic et nous signalons chaque fois qu’un chiffre provient d’une source différente.

1. Les réseaux sociaux sont installés dans les petites entreprises — mais selon le secteur, l’intensité change fortement

Le premier enseignement n’est plus « les TPE vont-elles sur les réseaux ? ». La bonne question devient : quels secteurs en dépendent davantage ?

Présence sur au moins un réseau social

Comparaison réalisée dans la même enquête France Num.

France Num 2025
Tous secteurs
66 %
Hébergement-restauration
82 %
Calcul Publiau : +16 points.

L’hébergement-restauration affiche une présence sociale supérieure de 16 points à l’ensemble des TPE/PME. Cela ne prouve pas qu’un compte social génère à lui seul plus de clients, mais cela montre que la visibilité sociale est particulièrement ancrée dans ce secteur.

Institut de beauté local, exemple de secteur où l'image et les résultats peuvent alimenter les réseaux sociaux

2. Pour certains commerces, Internet n’est plus seulement un canal de visibilité

Dans l’hébergement-restauration, 28 % des entreprises déclarent que plus de la moitié de leurs clients proviennent d’Internet. Tous secteurs confondus, le chiffre est de 10 %.

2,8×

C’est le ratio calculé par Publiau entre 28 % et 10 %. Il ne mesure pas la part attribuable aux réseaux sociaux seuls : France Num parle ici d’Internet au sens large.

La vente directement réalisée via un réseau social est elle aussi plus fréquente dans ce secteur : 15 % contre 9 % tous secteurs.

15 %hébergement-restauration vendant sur au moins un réseau social
9 %tous secteurs
Calcul Publiau : environ 1,67×.

La vente via les réseaux sociaux est proportionnellement plus répandue dans l’hébergement-restauration. Là encore, il s’agit d’une association sectorielle, pas d’une preuve causale.

3. Facebook reste très installé dans l’hébergement-restauration, Instagram arrive juste derrière

La hiérarchie des plateformes est beaucoup plus instructive lorsqu’on regarde un secteur concret plutôt qu’une moyenne générale.

Plateformes utilisées dans l’hébergement-restauration

Part des TPE/PME du secteur déclarant utiliser chaque plateforme.

France Num 2025
Facebook
73 %
Instagram
59 %
LinkedIn
20 %
TikTok
8 %
Ce que ce graphique ne dit pas

Il ne mesure ni la fréquence de publication, ni l’audience, ni le nombre de demandes générées par plateforme. Posséder un compte et l’utiliser comme un vrai canal éditorial sont deux choses différentes.

4. Le paradoxe le plus intéressant : plus de dépendance au numérique, mais des moyens et une exploitation des données inférieurs à la moyenne

Les entreprises de l’hébergement-restauration déclarent plus souvent que le numérique contribue au chiffre d’affaires, aux bénéfices et à la différenciation. Pourtant, elles sont moins nombreuses à dépasser 1 000 € de dépenses numériques annuelles et exploitent moins fréquemment leurs données clients et ventes.

Écarts sectoriels les plus révélateurs

Calculs Publiau · France Num
Numérique augmente le CA
53 %
Tous secteurs : augmente le CA
40 %
Budget numérique > 1 000 €
31 %
Tous secteurs : > 1 000 €
42 %
Exploite données clients/ventes
42 %
Tous secteurs : données clients/ventes
54 %
Lecture Publiau

Le secteur semble avoir davantage besoin du numérique commercialement, tout en disposant de moins de moyens et d’un pilotage par la donnée moins développé. C’est une interprétation des écarts observés, pas la démonstration d’un lien de cause à effet.

Gérante de petit commerce local analysant sa visibilité numérique et ses résultats sur ordinateur

5. Le vrai problème n’est peut-être plus d’être présent. C’est de savoir si le temps investi produit quelque chose.

L’étude Afnic 2025 éclaire un autre angle : le coût humain de la présence en ligne et la difficulté à en mesurer le retour.

44

44 % y consacrent au moins une heure par jour

L’Afnic mesure ici l’ensemble de la présence en ligne, pas uniquement Instagram ou Facebook.

27

27 % jugent ce temps rentable

Ce chiffre n’est pas une mesure comptable du ROI ; il s’agit de la perception déclarée par les répondants.

39

39 % ne savent pas l’évaluer

Pour Publiau, c’est l’un des chiffres les plus importants : l’incertitude sur la valeur créée reste massive.

Le signal stratégique

Une entreprise peut publier régulièrement tout en restant incapable de relier ses efforts aux messages, réservations, devis, visites ou nouveaux clients. Le problème devient alors autant un problème de mesure qu’un problème de contenu.

Commerçante locale analysant ses publications et sa régularité sur les réseaux sociaux

6. Quand on observe les comptes eux-mêmes, on obtient enfin des données de contenu

Les grandes enquêtes nationales mesurent principalement la présence, les outils et les perceptions des dirigeants. Pour comprendre ce qui est réellement publié, il faut auditer les comptes.

Le baromètre Postine 2026-Q2 a examiné 157 comptes Instagram de restaurants français et les 12 derniers posts publics de chacun.

1post / semaine observé en moyenne
36 %carrousels
30 %vidéos / Reels

Ce type d’analyse répond à une question que France Num ne cherche pas à résoudre : quels formats sont réellement utilisés et à quelle fréquence ?

Limite importante

Postine a identifié ses restaurants via une recherche Google dans dix grandes villes. Cet échantillon est utile pour observer des comptes visibles, mais il peut surreprésenter les entreprises déjà faciles à trouver en ligne. Nous ne l’utilisons donc pas comme estimation nationale de tous les restaurants français.

Ce que les études actuelles ne mesurent toujours pas bien

C’est précisément ici que se trouve l’opportunité d’un futur Observatoire terrain Publiau.

Nous savons déjà

  • combien de TPE/PME déclarent posséder un compte social ;
  • quels réseaux sont les plus utilisés dans certains secteurs ;
  • combien de dirigeants consacrent du temps à leur présence en ligne ;
  • si les dirigeants perçoivent ce temps comme rentable ;
  • la place d’Internet dans les clients et le chiffre d’affaires de certains secteurs.

Nous ne savons pas encore assez

  • combien de commerces ayant un compte ont réellement publié dans les 30 derniers jours ;
  • quelle part des contenus montre un produit, une preuve, une personne, un conseil ou une promotion ;
  • combien de comptes utilisent un appel à l’action local ;
  • quels commerces abandonnent après quelques semaines ;
  • quels freins expliquent le mieux l’irrégularité : temps, idées, tournage, montage, validation ou mesure.

La grille Publiau des 5P : le cadre que nous voulons tester sur le terrain

Elle sert à coder le contenu de façon reproductible. Pour l’instant, c’est une méthode éditoriale Publiau — pas encore une statistique nationale.

1Produit

Ce qui est vendu : plat, coupe, soin, prestation, article, service.

2Preuve

Avant/après, avis, réalisation, résultat, détail qualité, démonstration.

3Personnes

Équipe, fondateur, client, partenaire, coulisses humaines.

4Pédagogie

Conseil, réponse à une question, erreur à éviter, explication.

5Promotion

Créneau, offre, événement, menu, nouveauté, réservation, devis.

Pourquoi cette grille est utile pour une étude

Elle permet de passer de « ce compte publie » à « qu’est-ce que ce compte montre réellement ? ». Le futur intérêt statistique viendra uniquement après un codage sur un échantillon défini et une méthodologie publiée.

Club sportif local représentant un autre secteur à inclure dans un futur échantillon de commerces et petites organisations locales

Le prochain volet : une vraie étude terrain Publiau

Pour produire une donnée réellement propriétaire, nous ne devons pas partir d’une liste de comptes Instagram populaires. Le protocole le plus solide consiste à sélectionner d’abord des entreprises, puis à regarder si elles possèdent des profils sociaux et comment elles les utilisent.

01 · Échantillon

360 entreprises locales

6 secteurs × 60 entreprises : restauration, coiffure, beauté, automobile, boulangerie/métiers de bouche et sport/fitness.

02 · Sélection

Partir des entreprises, pas d’Instagram

Utiliser une base d’établissements ou un échantillonnage territorial pour inclure aussi les entreprises sans présence sociale.

03 · Présence

Mesurer les comptes trouvés

Instagram, Facebook, TikTok, LinkedIn selon pertinence, et date de dernière activité publique.

04 · Activité

Auditer les 12 derniers contenus

Format, date, présence humaine, localisation, CTA, preuve, avant/après et catégorie 5P.

05 · Fiabilité

Faire recoder une partie de l’échantillon

Une seconde vérification sur un sous-échantillon permet de limiter les erreurs de catégorisation.

06 · Publication

Montrer aussi les limites

Méthodologie, période de collecte, définitions, exclusions et résultats négatifs doivent être publiés avec les chiffres.

Volet sondage dirigeants

Observer les comptes ne suffit pas : il faut aussi demander aux commerçants pourquoi ils publient — ou ne publient plus

Un audit public montre le comportement. Un questionnaire séparé permet d’identifier les freins. Voici les questions que Publiau devrait utiliser dans le volet qualitatif/quantitatif du futur baromètre.

Combien de temps consacrez-vous chaque semaine à vos réseaux sociaux ?
Qui crée aujourd’hui vos contenus : vous, un salarié, un freelance, une agence ou personne ?
Quel est votre principal frein : temps, idées, photos/vidéos, montage, régularité, coût ou mesure ?
Quel réseau vous apporte le plus de demandes concrètes ?
Savez-vous relier vos publications à des réservations, appels, visites ou devis ?
À quelle fréquence aimeriez-vous publier si la production n’était plus un problème ?
Quelle tâche délégueriez-vous en premier : idées, tournage, montage, textes, programmation ou réponses ?
Quelle partie souhaitez-vous absolument garder en interne ?
Un client vous a-t-il déjà dit vous avoir découvert grâce à un réseau social ?
Qu’est-ce qui vous ferait considérer votre présence sociale comme réellement rentable ?

Trois conclusions utiles pour une petite entreprise aujourd’hui

On peut agir sans attendre le prochain baromètre — à condition de ne pas transformer des corrélations en promesses.

1

Être présent ne suffit plus

Le marché a dépassé la simple ouverture d’un compte. Le prochain enjeu est la capacité à alimenter ce compte de manière compréhensible et régulière.

2

Le temps doit être suivi comme un coût

Si la production prend plusieurs heures mais que personne ne suit les messages, réservations, clics ou visites, l’entreprise ne peut pas arbitrer correctement.

3

Les secteurs visuels ont une matière naturelle

Restaurants, beauté, coiffure, artisanat, automobile ou sport peuvent documenter produits, résultats, équipes, conseils et promotions sans inventer une vie de créateur de contenu.

Le problème de votre entreprise n’est peut-être pas le manque de matière. C’est le temps nécessaire pour la transformer.

Publiau prépare des contenus adaptés aux petites entreprises à partir de leur activité, de leurs images, de leurs offres et de leurs actualités. Avec la formule principale, 3 contenus par semaine sont préparés avec leurs légendes, sans engagement.

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